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Médaille croiseur Primauguet

60,00 

Disponibilité : En stock

N° Numismeo : #12604Référence :
Poids

65

Diamètre

50

Métal

Bronze

Qualité

TTB

Description avers

La Cordelière

Légende avers

La Cordeliere combat de Saint Mathieu le 10 aout 1512

Description revers

Croiseur Primauguet

Légende revers

Croiseur Primauguet lancé à Brest le 21 mai 1924

Graveur

Robert Cochet (1903-1988)

Le Primauguet était un croiseur léger français de classe Duguay-Trouin construit après la Première Guerre mondiale et détruit par les tirs du cuirassé américain Massachusetts le 8 novembre 1942 à Casablanca. Il a été nommé d’après Hervé de Portzmoguer, surnommé « Primauguet », un capitaine corsaire breton du XV° siècle au service d’Anne de Bretagne.

La Bataille de la Cordelière

1. Le Contexte : Un affrontement de géants

Nous sommes pendant la guerre de la Ligue de Cambrai. Le jeune roi d’Angleterre, Henri VIII, s’est allié à l’Espagne contre la France de Louis XII. Une immense flotte anglaise (environ 25 navires) surprend la flotte franco-bretonne (22 navires) alors qu’elle est au mouillage dans la rade de Brest, se préparant à une réception pour la fête de la Saint-Laurent.

2. Les deux navires protagonistes

Le destin de la bataille se joue entre les deux plus gros bâtiments de chaque flotte :

  • La Marie-la-Cordelière (Côté Breton/Français) : C’est la fierté de la marine bretonne, le vaisseau amiral de la reine Anne de Bretagne. C’est un navire immense pour l’époque, armé de 200 canons. Il est commandé par Hervé de Portzmoguer (souvent appelé « Primauguet » par déformation française).

  • The Regent (Côté Anglais) : C’est le plus grand navire de la flotte anglaise, commandé par l’amiral Thomas Knyvett.

[Image de la bataille navale Marie la Cordelière contre le Regent 1512]

3. Le déroulement : Un sacrifice héroïque

Surpris au mouillage, les navires français et bretons tentent de sortir de la rade pour éviter d’être piégés.

  • Le sacrifice : Pour couvrir la retraite du reste de la flotte civile et militaire qui s’enfuit vers Brest, la Cordelière(seule capable de rivaliser avec les gros navires anglais) fait face à l’ennemi.

  • L’abordage : Le Regent parvient à aborder la Cordelière. Les grappins sont lancés, les deux navires sont liés l’un à l’autre. Un combat furieux au corps-à-corps s’engage sur les ponts.

4. L’Explosion finale

C’est ici que l’histoire frôle la légende. Alors que la Cordelière est envahie et sur le point d’être capturée, un incendie se déclare.

  • La version romantique : On raconte que Portzmoguer, voyant tout perdu, aurait crié « Nous fêterons la Saint-Laurent tous ensemble ! » avant de se jeter avec une torche dans la Sainte-Barbe (la réserve de poudre).

  • La réalité probable : Le feu a probablement été déclenché par les tirs d’artillerie ou une grenade accidentelle.

Quoi qu’il en soit, le résultat est terrifiant : la Cordelière explose. Comme le Regent était accroché à elle, il s’embrase et explose également quelques instants plus tard.

5. Le Bilan et l’Héritage

  • Pertes humaines : C’est un carnage. On estime qu’entre 1 500 et 2 000 marins ont péri dans l’explosion des deux navires. Il n’y eut qu’une poignée de survivants (moins de 20 pour la Cordelière).

  • Conséquence militaire : Bien que ce soit techniquement une perte matérielle pour les deux camps, le sacrifice de la Cordelière a permis de sauver le reste de la flotte bretonne. Les Anglais, choqués par la perte de leur amiral et de leur meilleur navire, se retirent.

  • Symbole : Hervé de Portzmoguer est devenu un héros national en France et en Bretagne. Son nom a été donné à de nombreux navires de la Marine nationale (frégates, sous-marins) sous l’orthographe « Primauguet ».

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